Mariage rétro années 20 : Le protocole de la cérémonie

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C’est dans les vieux pots que l’on fait les plus jolis mariage!

Mariage rétro années 20 : Le protocole et les tenues d’un mariage made in années folles

Les temps sont difficiles, les heures pénibles…

Mais, par une sorte de grâce d’état, de privilège divin qui doit ravir tous les coeurs, jamais les mariages n’ont été plus nombreux qu’en ces temps difficiles. Et jamais les cortèges n’ont peut-être été plus élégants, plus animés d’innovations charmantes.

La mariée tout d’abord : haute élégance empreinte d’une suprême distinction.

Beaucoup moins de paillettes, de perles et de reflets argentés que les années précédentes.

De beaux tissus souples aux nobles reflets empruntant à la somptuosité de l’étoffe et à son pur reflet leur essentielle beauté.

Les robes plus longues, naturellement, les manches décentes.
De beaux enveloppements de tulle, l’emploi de dentelles, mais, cette fois, authentiques.
C’est le bonnet de la mariée qui à subi le plus de changements, peut-être.

Déjà, nous connaissions les coiffes, les diadèmes, les kakochnickes russes, les styles hollandais. Aujourd’hui, voici d’autres fantaisies plus nuancées. La jolie fille d’une modiste
célèbre parut au jour de ses noces la tête délicatement ornée d’une coiffure à pan soyeux unilatéral.
C’est surtout dans le domaine paré des demoiselles d’honneur que les changements sont perceptibles. Nous voyons se poursuivre cette curieuse mode des demoiselles d’honneur groupées deux à  deux, éliminant sans pitié leurs garçons d’honneur.
Mais on s’est aperçu, à l’usage, que ces indésirables jeunes gens étaient néanmoins utiles pour régler les détails du cortège.

Et voici la mode qui sévit actuellement en  Angleterre : les demoiselles d’honneur
défilent bien deux à deux, mais on choisit un garçon d’honneur débrouillard, the best man, comme on l’appelle, qui se charge de faire avancer les voitures et de grouper les invités, sans bénéficier,le pauvre ! de la moindre place avantageuse au défilé…
Autre innovation :
les demoiselles d’honneur ne paraissent plus, comme ces dernières années, parées de jolies robes de style de nuance bleu, rose, verte, uniforme. Elles sont, avec la même
harmonie, vêtues de blanc : satin, crêpe, etc. Et, souvent, unie jolie pensée souhaite que ces aimables amies portent une robe dressée dans le même tissu que celle de la mariée et d’un style analogue.
La seule différence — et elle est primordiale — c’est que ces amiables auxiliaires portent des chapeaux et des petits souliers ronge ponceau, bleu Nattier, vert Nil, etc. Et il faut avouer que cette mode est extrêmement séduisante.
Nouvelle orientation :
Les robes des demoiselles d’honneur ne sont plus les classiques « robes de style », jupe longue, taille haute, mais des robes tout court, d’une élégance affinée et qui se séparent
par la même occasion des grands chapeaux, des capelines Lawrence, Gainsborough ou Reynolds pour adopter de charmants petits chapeaux, fort élégants naturellement, mais qui peuvent être aussi bien des toques, des marquis on des chapeaux Eugénie. Les cortèges prennent ainsi une apparence beaucoup plus moderne, une ligne plus animée.
A Londres, le mariage d’un officier de la Garde  vit ainsi défiler quatorze groupes de demoiselles d’honneur vêtues suivant le même style…
Changement notable au protocole « moral », pourrait-on dire.
Il était d’usage que les jeunes mariés, vers le soir, quittent la réunion insidieusement, presque en cachette, à l’anglaise, comme on disait.
Ce vocable est tout à fait impropre, car, en Angleterre, tout au contraire, on suit ce procédé amusant qui s’introduit tout doucement chez nous :
Les mariés abandonnent leurs amis sans dissimulation ni gêne ; les invités au contraire, les accompagnent jusqu’à leur voiture en les criblant de fleurs ou de confetti.
Une lointaine tradition veut même qu’on lance au jeune marié une pantoufle, symbole de la vie honnête et recueillie qu’il suivra désormais à son foyer.
Malicieusement, quelques jeunes filles attachent même cette pantoufle symbolique à l’auto matrimoniale à l’insu des occupants, et toute la ville sait que ce véhicule rapide transporte le bonheur frémissant de deux jeunes époux…
Côté des hommes maintenant :
la dualité s’affiche encore nettement entre l’habit noir auquel reviennent les classes aristocratiques et la jaquette aux pans de laquelle s’accroche désespérément la bourgeoisie française. Apparat et tradition dans le premier cas, simplicité et allure bon enfant dans le second cas. D’autant plus que les censeurs les plus moroses acceptent désormais que la jaquette matrimoniale soit accompagnée d’un col rabattu et d’une cravate-régate.
Nous nous refusons délibérément à toute morgue et à toute allure prétentieuse. Le soulier verni lui-même est battu en brèche et remplacé souvent, parmi les garçons d’honneur, s’il en reste encore, par un beau soulier de veau ciré très miroitant. Simplicité, divine simplicité !…
Quelques surprises cependant dans la coiffure. Avec l’habit, les mariés avaient coutume de porter le chapeau haut de forme. Une assez jolie mode conseille aux élégants, en ces heureuses occasions, le chapeau-claque, le gibus, mais tendu du même tissu exactement
que les revers de l’habit : satin, faille ou peau de soie. Il y a, là une nuance discrète, mais qui sent sa race.
Avec la jaquette, bien entendu, le chapeau de soie, le Toutreflets.
Mais, pour les mariages à la campagne, qui paraît-il vont resplendir à nouveau ce printemps, les dandies rénoveront le tube mat gris que nous ne voyons apparaître qu’aux courses, la Grande Semaine.
Le protocole rituel n’a guère changé. Signalons cependant qu’une campagne assez vive se poursuit pour obtenir que les mariages aient lieu à une heure moins tardive : midi et demi et souvent une heure passée !…
Pour le clergé, pour les invités, pour les mariés eux-mêmes, il serait préférable que la belle cérémonie commençât à dix heures.
Les soins diligents de la couturière et les dernières présentations auraient tout de même le temps de s’effectuer dans le salon de Madame Mère.
A l’église, en l’absence du garçon d’honneur, les demoiselles quêtent deux à deux. Pour recueillir les offrandes on a supprimé le petit panier fleuri toujours un peu ridicule, la timbale d’argent trop résonnante sous l’obole des gens économes qui mettent des
pièces au lieu de billets, pour rechercher des manchons fleuris, des bracelets de pétales qui sont d’une ingénuité charmante.
Soulignons enfin ce fait que quelques grands mariages supprimèrent l’interminable défilé de la sacristie, cette foire aux vanités bousculée, trépidante : la mère de la mariée reçoit chez elle, ce qui est infiniment plus discret et de meilleur ton telles sont les modifications, graves ou légères, essentielles ou futiles, que la mode apporte au rituel du mariage.

Une seule chose reste fixe, immuable : le bonheur des jeunes mariés, leurs beaux
espoirs…

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Source:http://gallica.bnf.fr/

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