Pression atmosphérique effet sur le corps humain

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Pression atmosphérique effet sur le

corps humain : La fonction digestive

 

Voilà ce que l’on en pensait au début de siècle !

Somme toute, la haute montagne exerce une in­fluence déplorable sur le tube digestif et particulièrement sur l’estomac et on ne saurait recommander la grande altitude aux dyspeptiques. On est cependant en droit de se demander si l’accoutumance n’efface pas toutes ces influences, mais, à moins d’être montagnard, on n’a guère le temps de s’acclimater. L’influence de l’altitude est assez curieuse sur les fonctions digestives. C’est ainsi, paraît-il, que l’appétit diminue au sommet du mont Blanc et qu’à cette hauteur, seuls, les aliments liquides sont tolérés sans provoquer de nausées. Là-haut, sur les grands sommets, on a soif et la salivation est réduite: Somme toute, c’est en plus ou moins le mal des montagnes.

Mais si la grande altitude est nuisible à l’acte di­gestif, il n’en est pas de même des Altitudes moyennes de 600 à 1000 mètres, et les observations concordantes des auteurs montrent que, dans ces conditions, il se produit une excitation progressive de l’appétit, une stimulation des sécrétions réflexes et une régularisa­tion des selles. Parfois, même, on a signalé une ten­dance à la diarrhée. Les malades constipés paraissent donc devoir bénéficier du climat d’altitude quand il s’agit, tout du moins, de constipation légère.

Par ailleurs, le climat d’altitude pourra intervenir heureusement chez beaucoup de dyspeptiques amaigris. anémiques, déséquilibrés du système neurovégétatif par des effets généraux : action reglobulisante, stimulation des divers métabolismes, rééquili- bration du rapport phospho-calcique et production de vitamine D. En ce qui concerne l’appareil sympa­thique, bien que les résultats acquis à ce jour de­meurent un peu confus, il semble que l’altitude moyenne ou modérée soit susceptible de l’influencer : effets sédatifs incontestables sur la fonction thyroïdienne (atténuation de l’exophtalmie, des sueurs et du tremblement chez les Basedowiens).

D’autre part, l’élévation du taux du calcium et du phosphore san­guin associée à une augmentation du calcium et à une diminution du potassium dans les tissus eux-mêmes ne sont probablement pas sans retentissement sur l’équi­libre vago-sympathique, en relevant le tonus sympa­thique.

L’action exercée par le climat de montagne sur le tube digestif est fonction de l’ensemble de ses fac­teurs constituants. Cependant, étant donné ce que nous avons précédemment exposé, nous pensons que parmi ceux-ci, les plus actifs vis-à-vis des voies digestives sont vraisemblablement la température relativement basse, un air plus sec et la richesse du rayonnement solaire global avec sa haute teneur en rayons ultra-violets, et son uniformité au cours de l’année.

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