Le gant femme fantaisie

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C’est dans les vieux pots que l’ont fait les plus jolis gants…

Le gant femme fantaisie : Découvrez la

passionnante histoire de cet accessoire

indispensable

 

On a attribué aux Perses l’origine du gant, car ils portaient des vêtements à long poil qui leur couvraient jusqu’aux extrémités des mains et comportaient des enveloppes pour les doigts.

D’ailleurs, cher à la plupart des peuples antiques, l’usage des moufles et mitaine était fréquent. On en portait pour se préserver du froid, mais aussi et sur­tout pour accomplir certains travaux manuels : travaux des champs et même d’atelier. Le costume théâtral également exigeait souvent des gants ; et l’on vit des tragédiennes avec de longs gants collants, assez semblables à ceux que portent actuellement les femmes en soirée.

Mais ce n’est qu’au VIIème siècle que le gant commence à devenir un complément de toilette et une marque d’élégance. Les empereurs en portent de pourpres, brodés de perles et de pierreries : ce sont généralement encore des sortes de moufles ; puis on s’habitue à les faire à doigts séparés.

Vers le milieu du XIIIème siècle, nous trouvons déjà, à Paris, les gantiers constitués en corporation et fabri­quant les gants de peau, tandis que les gants d’étoffe restaient du ressort des chapeliers de coton.

Car les gants d’étoffe étaient très répandus et de toute sorte d’étoffe. Si, dans le costume moderne, les gants de toile, de velours de toutes couleurs, constituent l’une des innovations de nos dernières saisons de mode, ce n’est en réalité qu’une imitation des coutumes vestimentaires d’autrefois. Voyons, dans une collection d’objets de mode anciens, un gant de femme au XIIIème siècle: simple, serrant la main, avec un grand revers brodé, c’est exactement ce que nous retrou­vons, en cette saison, dans les expositions de ganterie.

Au XIVème siècle, vint l’habitude luxueuse de parfumer les gants. Ils deviennent alors une partie indispensable de la toilette des gens de qualité. Brodés de soie, d’or ou d’argent, ils suppriment souvent les piqûres du dos de la main pour les remplacer par des broderies à chiffre et des passementeries et ils portent des crevés qui permettent de voir les bagues.

Sous Louis XIV, de grandes franges bordent les longues gardes évasées des gants. Mais, à partir de Louis XV, les formes usitées dans la vie civile deviennent plus simples. C’est seulement dans la tenue militaire que demeurent les parements et les franges.

En 1614, des lettres patentes octroyèrent aux gantiers le titre de parfumeurs. Puis, deux ans plus tard, la corporation obtint de nouveaux statuts où les maîtres étaient qualifiés de gantiers-parfumeurs. Il était alors d’usage, pour désigner une sorte de gant, de lui donner un nom de parfum. Il y avait le gant fleur d’oranger, le gant jasmin, etc.

Pour les jeux : la paume, le tir à l’arc, on fa­briquait des gants plus solides: gants de cuir, généralement doublés de satin.

Mais, pendant toute une époque et encore au XVIIIème siècle, quelle que fût l’élégance des gants, ils n’étaient pas de mise dans les cérémonies, et la bienséance interdisait de se présenter ganté devant un supérieur ou de tendre une main gantée.

Au XIX siècle, au contraire, le gant est devenu le complément obligatoire de la toilette, pour toute cérémonie officielle ou toute visite de politesse.

Et maintenant, si le gant d’homme, dans la vie civile ou militaire, n’a plus rien de la somptuosité d’autrefois, celui des femmes, après une période de simplicité, tend à retrouver la splendeur d’antan.

On sait combien les artistes qui lancent les modes s’ins­pirent des vieilles estampes, des gravures, des images les plus grossières même d’autrefois. Sauf les crevés desti­nés à montrer les bagues, —- et peut-être y reviendra- t-on, — tous les ornements de jadis se retrouvent aux gants de femmes : revers, broderies, franges, etc.

Non seulement dans la toilette, mais dans tous les actes de la vie féodale, le gant jouait un rôle de premier plan. C’est ainsi que le droit de gant était un droit de mutation payé par le vassal au suzerain. Et qu’il nous reste des expressions telles que celles- ci: «Jeter le gant», c’est-à-dire défier un adversaire.« Donner le gant », signe d’investiture.

Relevons l’appellation amusante de « Cocodès » qui désignait les dandys du début du XIXe siècle, ainsi appelés parce qu’ils portaient uniformément des gants jaunes, d’un jaune clair dont ils donnèrent le ton et qui resta longtemps la couleur chic : la seule couleur admise avec le blanc et le noir, jusqu’à ce que la mode actuelle nous ait rendu toute la gamme des tons brillants usités au moyen âge.

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